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"Nous sommes content d’avoir réussi à faire focus sur des talents que nous avons découvert à l’époque où ils étaient encore inconnus"

18 octobre 2019
The Steidz n°5
The Steidz n°5

The steidz explore la jeune création avec un esprit pluridisciplinaire. Repérés sur les réseaux sociaux ou en visitant des salons à travers le monde, les designers, artistes, photographes… mis en avant dans les 180 pages du magazine sont les créateurs de demain !
10 questions à Sébastien Maschino et Maxime Gasnier, fondateurs de The Steidz.

Écouter notre podcast enregistré avec l'équipe de The Steidz  

Octobre 2019 | The Steidz
  1. Pouvez-vous vous présenter rapidement ainsi que votre rôle dans The Steidz ?

    Nous sommes Maxime et Sébastien, les fondateurs de The Steidz, un magazine annuel qui décrypte l’esthétique contemporaine à travers le prisme de l’image et du texte. Maxime est rédacteur en chef et directeur artistique, Sébastien est directeur de la publication.

  2. Pourquoi avoir voulu créer The Steidz ?

    The Steidz s’inscrit dans le paysage de la presse indépendante spécialisée dans la création. Nous sommes partis du constat que les magazines étaient généralement très propres à leurs domaines (art, mode, design, graphisme…) ; nous avons donc choisi de lancer un magazine qui décloisonne les pratiques avec une approche transversale qui met l’accent sur des talents pluridisciplinaires. The Steidz offre une dimension accessible en laissant une place forte à l’image.

  3. Pouvez-vous nous présenter l’équipe du magazine et comment vous êtes organisés ?

    Nous collaborons tout au long de l’année avec une équipe constituée d’une dizaine de rédacteurs et de journalistes, dont certains nous sont fidèles depuis le lancement du 1er numéro en 2015. Ils et elles sont tou.te.s animé.e.s par la curiosité de la scène créative contemporaine et participent activement à la découverte de jeunes talents. La direction artistique (maquette, iconographie, fabrication) et les choix éditoriaux sont assurés par nos soins.

  4. Pouvez-vous nous décrire le numéro 5 ?

    Pour ce cinquième numéro, nous poursuivons notre approche transversale avec des choix éditoriaux forts, une cartographie créative sensible des découvertes annuelles de notre équipe.

  5. Quels sont les contenus que vous avez publiés dont vous êtes le plus fier ?

    Nous sommes content d’avoir réussi à faire focus sur des talents que nous avons découvert à l’époque où ils n’étaient pas encore connus. Aussi, des portfolios commandés à des photographes qui montent comme Romain Laprade ou Alexandre Haefeli.

    “le magazine papier, tel que nous le percevons, se doit d’être un objet culturel physique que nous pouvons conserver, collectionner, échanger…”

  6. Pourquoi avoir choisi de faire un magazine papier ?

    Pour matérialiser la diffusion de talents méritant d’être connus. Même si nous disposons d’une plateforme web que nous alimentons régulièrement, le magazine papier, tel que nous le percevons, se doit d’être un objet culturel physique que nous pouvons conserver, collectionner, échanger…

  7. Dans chaque numéro, vous présentez une sélection de jeunes artistes, designers… Comment est-ce que vous les repérez ?

    La plupart sont découverts au gré de visites en galeries et dans les foires, en France comme à l’étranger. Mais tous les jeunes artistes ne bénéficient pas de cette reconnaissance “directe” : on trouve également des créateurs émergents en ligne ou sur les réseaux sociaux, car c’est là qu’ils construisent leur visibilité. C’est aussi une histoire de rencontres, notamment lors de portes ouvertes dans les ateliers d’artistes, ou des connaissances communes qui permettent cet échange. Paris est véritablement une place forte pour dénicher de jeunes talents en permanence, tous domaines confondus.

  8. Quel est votre regard sur la presse magazine indépendante ?

    Nous croyons en elle, par les initiatives fortes qu’elle mène. Bon nombre de titres indépendants ne se confinent pas au simple média print ; ils transcendent l’espace papier pour proposer des expositions, des éditions d’objets ou des collaborations diverses… Globalement, le message de la presse indépendante est positif, à l’heure où tout le monde perpétue l’idée que “la presse va mal”.

  9. Quels sont les projets futurs pour The Steidz ?

    Développer l’univers du magazine via des éditions, dont l’une est attendue courant 2020.

  10. Quel est le magazine qui vous a le plus inspiré récemment ?

    La revue Profane pour sa maquette iconoclaste et sa thématique, l’amateurisme, rarement explorée. La direction artistique y fait sens avec le fond, et c’est ce qui nous plaît dans un magazine.