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Profane, la revue qui met la pratique amateur au centre de la création.

23 juin 2020
Profane n°10
Profane n°10

Profane a un seul et unique dada : l’amateur, qu’il soit artiste ou collectionneur, novice ou pointu, fervent admirateur ou créateur à ses heures.

Découvrez nos 3 coups de coeurs de ce numéro 10 ainsi qu’une interview de Charlotte Halpern, co-fondatrice de la revue.

Vous avez du courrier — p.82

Dans chaque numéro, Profane met en avant un média amateur ou basé sur la pratique amateur. Dans ce numéro, c’est le site Envelope Collection qui est présenté. Le projet de l’artiste américaine Bethany Johnson rassemble des enveloppes au design particulier et les intègre à sa pratique.

Motifs présidentiels — p.98

L’étonnante collection de pagnes de Bernard Collet donne une vision graphique de l’histoire politique africaine du 20e siècle.

Charles Pennequin – p.44

Henri Guette interview le poète et performeur Charles Pennequin qui a commencé à travailler la poésie alors qu’il était militaire. C’est l’occasion de découvrir le parcours de cet artiste qui s’est formé à la marge de la pratique traditionnelle de son art.

10 questions à Charlotte Halpern, co-fondatrice de Profane :

  1. Pouvez-vous vous présenter rapidement ainsi que vos rôles dans Profane ?

    Je suis Charlotte Halpern, co-fondatrice et directrice de création avec Bertrand Houdin.

  2. Pourquoi avoir voulu créer Profane ?

    Nous avons souhaité, en parallèle de notre activité de DA auprès de nos clients, explorer un univers peu visible : celui des amateurs (ceux qui aiment, pratiquent, collectionnent), sans autre but que leur propre plaisir et/ou celui de partager leur passion.

  3. Pouvez-vous nous présenter l’équipe de la revue et comment vous êtes organisées ?

    Nous cheminons avec Carine Soyer qui est la rédactrice en chef de la revue et Pauline Langlois, coordinatrice, qui nous accompagne depuis le début dans nos réflexions et aboutissements. Anamorphée (notre studio artistique) assure la direction de création et nous choisissons les photographes, dessinateurs et faiseurs d’images qui sont inspirés par la question amateur, et le studio de design graphique s.y.n.d.i.c.a.t. (François Havegeer et Sacha Léopold). Les textes sont écrits par une équipe de contributeurs récurrents et ponctuels. Les sujets proposés sont le fruits de nos découvertes ou sont apportés par les contributeurs. La plupart des contenus sont produits pour la revue.

  4. Pouvez-vous nous décrire ce numéro 10 ?

    Dans ce dixième numéro nous avons poursuivi notre ligne éditoriale habituelle, à travers une vingtaine de rubriques (230 pages) qui sont comme des rdv avec nos lecteurs, mais avons élaboré un nouveau principe de couverture, afin de marquer ce numéro anniversaire.
    Comme d’habitude, nous retrouvons par exemple « une trouvaille » : cette fois un instituteur retraité qui a fabriqué plusieurs mitres « pédagogiques » mais surtout poétiques, pour s’amuser et amuser ses élèves ; « un style », celui de la collection de pagnes évènementiels à figures politiques d’un passionné d’Afrique ; « un album », celui de Clara Prioux qui a photographié les collections de pots à lait et pots à sucre de ses grand-parents… et encore beaucoup d’autres découvertes.

  5. C’est le 10ème numéro de Profane, pensiez-vous tenir la distance en créant la revue ?

    On n’a jamais rien prédit… pas de business plan, pas de projection… mais ce numéro a toujours été une sorte de graal en perspective ! Maintenant, il va falloir imaginer la suite, avec d’ors et déjà un numéro spécial pour novembre : hors rubriques habituelles, nous avons adapté notre fonctionnement aux contraintes de production de la période actuelle.

    «  On n’a jamais rien prédit… pas de business plan, pas de projection… mais ce numéro a toujours été une sorte de graal en perspective ! »

  6. Pourquoi avoir choisi de faire une revue papier ?

    Parce qu’on aime ça !

  7. Votre numéro est sorti en juin 2020, comment avez-vous réussi à travailler pendant le confinement ? Est-ce que cette crise sanitaire a influencé la fabrication de la revue ?

    Nous avons simplement décalé la sortie de quelques jours… et n’avons pas pu organiser le lancement anniversaire comme nous voulions. Mais nous préparons un rendez-vous pour la co-édition avec WE DO NOT WORK ALONE et la galerie Bernard Jordan d’un drap de plage « Britt Bikini » signé Nina Childress.

  8. Quel est votre regard sur les revues et magazines indépendants ?

    On en a finalement très peu. La fabrique de Profane accapare presque tout notre intérêt…

  9. Quels sont les projets futurs pour Profane ?

    Développer les contenus vidéo qui commencent à exister sur le site et instagram, permettant un autre regard sur les sujets publiés ; diffuser sur un nouveau site davantage de contenus ; renouveler les expositions des créations des amateurs que nous découvrons, en invitant des commissaires, artistes ou scénographes à les mettre en valeur, ainsi que nous l’avions fait avec Laurent Goumarre et Mathias Kiss.

  10. Quels sont les magazines ou revues qui vous ont le plus inspirés au moment de la création de la votre?

    Apartamento et Raw Vision !

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Pour plus d’informations sur Profane, rendez-vous sur revueprofane.com