• Back Office #2
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Back Office #2

Prix normal €10,00

Numéro 2 : Penser, classer, représenter
144 Pages
28x19,6 cm
2018

Ce deuxième numéro aborde les notions d’indexation, de tri et de représentation des données numériques. La faculté à stocker et à traduire l’information en entités discrètes est une caractéristique fondamentale de l’ordinateur. La mise en mémoire d’opérations de calcul et la capacité à les exécuter sont ainsi au cœur de la « machine de Turing » ; conceptualisée puis élaborée au tournant de la Seconde Guerre mondiale. L’ordinateur comme principe d’ordonnancement du monde s’inscrit dans la très longue histoire des supports de mémoire (les hypomnemata de Michel Foucault) : écrits, cartes, index, sites Web, revues, bases de données, archives en ligne, chaînes de blocs, etc., qui constituent autant de tentatives d’inscription de la complexité du réel. Traduire des données plus ou moins organisées en éléments signifiants (c’est-à-dire en information) implique de sélectionner et de réduire pour rendre intelligible. C’est pourquoi « penser, classer et représenter » indiquent moins un ordre de travail que des nécessaires prises de recul critique sur nos environnements techniques. Du point de vue des designers graphiques, ces choix impliquent une capacité à traduire le réel en signes sensibles, où la marge d’incertitude propre aux médias numériques ne peut jamais s’anticiper totalement.

Contributions de Joost Grootens, Stéphane Buellet, Roberto Gimeno, Anne-Lyse Renon, Benoît Böhnke, Peter Hall, Indra Kupferschmidt, Laure Limongi, Nicolas Nova, Joël Vacheron, Jean Lassègue, Michèle Champagne, Greg J. Smith, Sandra Chamaret et Loïc Horellou

Back Office répond à un état de fait : malgré le nombre croissant d’ouvrages dédiés au design graphique dans le contexte francophone, peu de recherches abordent de front les enjeux du numérique. Tandis qu’en langue anglaise, l’histoire de l’informatique, la philosophie du numérique, l’archéologie des médias ou les software studies (études logicielles) font l’objet de nombreuses publications, qu’en est-il de leur réception en langue française ?