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Pli, la revue qui accompagne et publie la nouvelle génération d'architectes et de designer.

22 septembre 2020
Pli n°6
Pli n°6

Fondée en 2015 par Christopher Dessus, Marion Claret et Adrien Rapin, Pli est une association à géométrie variable. L’équipe pluridisciplinaire soutient la nouvelle génération en architecture et en design en valorisant la recherche à travers différents supports et actions.
Pli se matérialise une fois par an dans une revue dont le 6ème numéro a pour thème : Minimal & Maximal.

10 questions à Christopher Dessus, fondateur de Pli.

 

 

  1. Peux-tu te présenter rapidement ainsi que ton rôle dans Pli ?

    Je suis Christopher Dessus, fondateur et directeur de la revue Pli. Je travaille au sein de la maison d’éditions en parallèle de mon activité d’architecte et scénographe avec Paf atelier.

  2. Pourquoi avoir voulu créer Pli ?

    Pli est né de l’envie de se lancer dans le milieu de l’édition papier, en s’attachant autant au contenu (des articles de fond, de la recherche) qu’au contenant (un objet éditorial avec une identité graphique forte). On avait envie de parler d’architecture mais pas que. On pensait – et c’est évidemment toujours le cas, plus encore même – que l’architecture avait à gagner à être croisée avec d’autres disciplines. Les filiations entre le design, le graphisme, l’architecture et le paysage sont fortes et c’est également dans ces interstices que se fonde la recherche.
    Avec Pli, on a envie de donner la parole à tout le monde : à des professionnels avérés comme à des contributeurs qui publient pour la première fois, c’est ce qui fonde la revue et c’est une chose à laquelle nous sommes très attachés.

    “Avec Pli, on a envie de donner la parole à tout le monde : à des professionnels avérés comme à des contributeurs qui publient pour la première fois, c’est ce qui fonde la revue et c’est une chose à laquelle nous sommes très attachés.”

  3. Peux-tu nous présenter l’équipe de la revue et comment vous êtes organisées ?

    L’équipe, comme la maison d’édition Pli d’ailleurs, est à géométrie variable. Aujourd’hui et depuis le cinquième opus, nous sommes 5 à travailler de manière régulière sur Pli. Jean-Baptiste Parré est le graphiste de la revue depuis le tout premier numéro. Laurie Da Costa m’accompagne depuis 2019 sur le projet. Elle est architecte et graphiste et s’occupe notamment du volet rédaction et accompagnement à l’écriture. Agathe Pollet, designer, et Claire Malot, graphiste, nous ont rejoint dans l’aventure. Si l’accompagnement des auteurs à l’écriture est répartie entre les différents membres de l’équipe, Agathe se charge aussi des échanges avec les auteurs invités et Claire du volet communication, notamment digitale. Globalement tout part de brainstorming collectif depuis le choix du thème jusqu’à l’envoi en impression. Ce qui se passe entre ces deux temps forts est en fonction des envies et des disponibilités de chacun.

  4. Peux-tu nous décrire ce numéro 6 ?

    Ce numéro 6 est engagé. Plus encore que les cinq précédents. Surement du fait du contexte inédit que nous traversons et qui nous a poussé à revoir nos manières de travailler et de penser. Les temps sont durs, la culture n’y fait évidemment pas exception alors on a voulu un numéro frais, hétéroclite, qui donne la voix à une diversité de personnalités qui, chacune, exprime un besoin, un sentiment teinté de cette étrange période que l’on vit. Certains auteurs nous font voyager, d’autres nous questionnent ; à travers des récits oniriques ou d’autres écrits très ancrés dans le réel, telluriques, on approche une variété de sujets tous nécessaires, tous sincères.

  5. Pourquoi avoir choisi de faire une revue papier ?

    Pour développer une recherche palpable. Pour accompagner la recherche théorique que nous menons. Depuis Pli 01, nous nous engageons dans une recherche aussi formelle. Si Pli conserve son identité visuelle depuis 6 ans maintenant, cela ne nous empêche pas de jouer avec les formes et les formats, de repousser les limites chaque année. Cela passe notamment par le fait de bousculer la mise en page, d’ajouter des suppléments à la revue, d’intervenir sur le rapport image/texte, de nous réinventer grâce à différents procédés d’impressions. Nous pensons sincèrement que cette recherche formelle enrichie les points de vue sur l’édition de manière générale, en fonction des collaborations, des partenariats, de l’impression. 

    “Nous pensons sincèrement que cette recherche formelle enrichie les points de vue sur l’édition de manière générale, en fonction des collaborations, des partenariats, de l’impression. ”

  6. Comment est-ce que chaque contribution est sélectionnée ?

    Nous n’avons pas de règle. Chaque découverte de contribution est une rencontre, avec une personnalité, un ton, un univers. Parfois il y a des coups de cœurs collectifs, parfois des débats. C’est la force d’une équipe, alors on lit, encore et encore. On fait en sorte d’ouvrir au maximum la revue : en essayant de proposer des points de vue inédits, des sujets peu abordés. On fait en sorte que les contributions sélectionnées se complètent et proposent des points de vue singuliers, spécifiques autour de ce même thème.

  7. Comment choisissez-vous les thèmes de chaque numéro ?

    On fait en sorte d’ouvrir, vraiment, la recherche. En ligne de fond, on a l’idée d’alterner chaque année un thème élémentaire et un thème davantage conceptuel. L’idée est de se faire plaisir et de donner envie tout en étant proche du contexte que l’on vit. Le thème peut alors faire écho -même de loin- à une actualité, un engagement ou alors un sujet qui nous parait être moins abordé mais pas moins intéressant. On reste toujours très ouverts jusqu’au choix définitif.

  8. Quel est ton regard sur les revues et magazines indépendants ?

    En tant que maison d’édition et collectionneurs d’objets imprimés en tout genre nous sommes forcément ravis que ces formats éditoriaux existent. Ce sont des mines d’informations, de précieuses inspirations et un tel travail. Longue vie au print !

  9. Quels sont les projets futurs pour Pli ?

    Pli est, depuis une année maintenant, une maison d’édition ! Nous sommes fiers et très heureux de publier, dès 2021, nos deux premiers ouvrages : une monographie de Samy Rio et un ouvrage dédié à la recherche de MLAV.LAND, lauréats du PPW01. Pour nous, valoriser et publier la jeune création est nécessaire, laisser à des créatifs un ouvrage pour s’exprimer s’inscrit dans le sillon de la revue Pli. Le Pli Public Workshop 02 est en réflexion.

  10. Quels sont les magazines ou revues qui vous ont le plus inspirés dans la création de la votre ?

    Je vais plutôt citer des livres que des revues. Je pense à trois ouvrages qui m’ont marqué et que j’apprécie tout particulièrement, tant dans le contenu que dans l’expérience éditoriale qu’ils permettent. Il y a le catalogue Les plus beaux livres suisses  qui propose de décortiquer une série d’ouvrage et qui est une véritable mine d’or pour comprendre de quoi est fait un objet éditorial. Je pense également au cultissime essai Learning from Las Vegas pour sa lecture ultra détaillée de l’architecture postmoderne aux États-Unis. Et je finirai avec L’Écartelage publié chez B42 qui retrace le travail de Pierre Faucheux.

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    Pour plus d’informations sur Pli, rendez-vous sur pli-editions.com