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"J'espère qu'un jour je serais vieux et que j'aurais l'occasion de présenter les premiers numéros de Hobbies à des jeunes de l'an 2050."

20 décembre 2019
Hobbies n°8
Hobbies n°8

Hobbies est une revue semestrielle dédiée aux passions sous toutes leurs formes. À travers des reportages, de la photographie et des illustrations, elle dresse l’inventaire des passe-temps les plus remarquables.
5 questions à Lambert Stroh, fondateur et directeur de la publication d’Hobbies

Écouter notre podcast enregistré avec l'équipe d'Hobbies  

Décembre 2019 | Hobbies / Audimat
  1. Peux-tu te présenter rapidement ainsi que ton rôle dans Hobbies ?

    Mon nom est Lambert Stroh, je suis l’un des trois fondateurs de la revue Hobbies. Mon titre officiel est celui de « directeur de la publication ». Chaque titre de presse a l’obligation légale de mentionner un directeur de la publication dans son ours. C’est la personne responsable des contenus et de la commercialisation d’une publication périodique. Celle qui va en prison en cas de pépin, quoi. Plus sérieusement, mon rôle est de créer les conditions éditoriales, artistiques et financières adéquates pour qu’un nouveau numéro de la revue paraisse chaque semestre.

    “Quand on a 20 ou 25 ans, on est rarement sollicité par un titre de presse pour aller sur le terrain, cela nous démangeait de se confronter à cette exercice du photoreportage, d’apprendre sur le tas en essayant d’être le plus professionnel possible. ”

  2. Pourquoi avoir voulu créer Hobbies ?

    L’une des envies à l’origine de Hobbies en 2015 était de concevoir des photoreportages. Mais quand on a 20 ou 25 ans, on est rarement sollicité par un titre de presse pour aller sur le terrain. Souvent, on se retrouve cantonnés à un travail de « desk ». Un constat d’autant plus vrai dans la décennie qui s’achève, dans laquelle la presse a connu une crise sans précédent. Cela nous démangeait de se confronter à cette exercice du photoreportage, d’apprendre sur le tas en essayant d’être le plus professionnel possible.

  3. Peux-tu nous présenter l’équipe du magazine et comment vous êtes organisés ?

    Nous sommes donc trois cofondateurs. Grégoire Belhoste est le rédacteur en chef de la revue. C’est lui qui impulse et supervise la rédaction de tous les contenus éditoriaux. Louise de Montalembert est la directrice artistique et maquettiste de Hobbies. Elle s’occupe d’abord de discuter avec les photographes et illustrateurs, puis elle met tous les articles en pages et supervise l’impression de la revue. Ensuite, nous avons une équipe de contributeurs talentueux sans qui rien ne se ferait : Victor Branquart, Emma Le Doyen, Théophile Sutter, Louise Desnos, Zen Lefort, Charlotte Robin, etc.

  4. Peux-tu nous décrire le numéro 8 ?

    Je crois que tout ceux qui l’ont eu entre leurs mains sont d’accord pour dire que c’est le plus abouti à ce jour. On l’a construit autour de deux articles principaux : un grand reportage sur les adeptes français du rodéo, écrit par Théo du Couëdic et Maxime Recoquillé et photographié par Thomas Chéné ; un portfolio consacré aux Amérindiens réalisé par Zen Lefort. On retrouve aussi le portrait d’un châtelain à la retraite qui collectionne les Formules 1, un reportage sur la cuisine comme passe-temps pour les détenus en prison, et plein d’autres réjouissances que je vous laisse découvrir en le lisant !

  5. Pourquoi avoir choisi de faire un magazine papier ?

    Avant de créer Hobbies, Louise, Grégoire et moi avions déjà publiés des fanzines (j’ai également tenu un Skyblog, mais c’est une autre histoire). Je crois qu’on est tous les trois très attachés à la matérialité et la pérennité du papier. J’espère qu’un jour je serais vieux et que j’aurais l’occasion de présenter les premiers numéros de Hobbies à des jeunes de l’an 2050, leur dire que j’ai participé à la conception de quelques bons reportages en mon temps… Je suis à peu près sûr qu’ils seront bluffés.