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“ Je crois surtout que je voulais faire un magazine de basket que j’avais envie de lire ”

15 avril 2019
Entorse n°2
Entorse n°2

Quelle meilleure façon de parler de basket-ball que dans un magazine XXL comme Entorse ? À travers les 120 pages de ce magnifique magazine très grand format s’enchaînent séries photos, articles et reportages.
10 questions à  Stéphane Peaucelle-Laurens fondateur et rédacteur en chef d’Entorse.

Écouter notre podcast enregistré avec l'équipe d'Entorse.  

Avril 2019 | Entorse
  1. Peux-tu te présenter rapidement ainsi que ton rôle dans Entorse ?

    Alors j’ai une formation juridique mais j’ai tellement triché pendant mes examens que je ne préfère même pas le revendiquer. Adolescent je jouais au basket à l’AS Chatou qui était vraiment un très bon club. L’équipe première était montée en PRO B avec un joueur américain incroyable qui s’appelait John Wiley. Plus tard j’ai écrit pour la presse musicale, pour des magazines comme Trax, Tsugi… et aussi pour Clark. Avec Matthieu Jay des Naive New Beaters et Joran Le Corre de chez Wart on a aussi monté un label de musique qui s’appelle Kidding Aside. Dans Entorse mon rôle principal, finalement, c’est d’embêter toute l’équipe avec des délais à respecter.

  2. Pourquoi avoir voulu créer Entorse ?

    On m’a toujours dit qu’il existait deux puits sans fond pour perdre de l’argent : acheter un bateau ou lancer un magazine indépendant. J’ai fait les 2. À l’origine, les magazines sur le basket ne m’ont jamais donné très envie, et d’une manière générale je trouve le monde du basket-ball en France plutôt ennuyeux. Je crois surtout que je voulais faire un magazine de basket que j’avais envie de lire.

  3.  Peux-tu nous présenter le numéro 2 et ses contributeurs ?

    Je trouve que nous avons fait très fort sur ce second numéro. Le premier a été fait à l’aveugle, on se découvrait tous et on avançait en tâtonnant. Pour le numéro 2, on commence à avoir une ligne de route, on est mieux structuré. L’équipe s’est agrandit tant au niveau des photographes que des rédacteurs. On a des top players dans ce numéro : Simon Dutin (journaliste sportif), Tom Johnson (photographe)… Il y en a plus d’un qui aimerait les avoir dans leur équipe.

    “ On m’a toujours dit qu’il existait deux puits sans fond pour perdre de l’argent : acheter un bateau ou lancer un magazine indépendant. J’ai fait les deux. ”

  4. Quels sont les contenus du numéro 2 dont tu es le plus content ?

    Forcément je les aime tous mais je trouve que le plus ambitieux est certainement celui sur Dharamsala. Le plus fort est celui sur l’équipe de basket fauteuil du Cannet. A Dharamsala il y a chaque année un tournoi dit des martyrs où les moines tibétains exilés se retrouvent pour jouer, défendre leur identité et leur culture sur un terrain de basket. Pour les photos on a fait appel à un photographe anglais Tom Johnson et le résultat est vraiment impressionnant.
    Au Cannet, nous avons rencontré l’équipe de basket fauteuil des Hornets, championne de France en titre. Je suis content de cet article car nous avons réussi à éviter de tomber dans le pathos. Au contraire, la photographe Marie Quéau, a fait un travail magnifique sur le sujet.

  5. Peux-tu nous présenter l’équipe du magazine et comment vous êtes organisés ?

    Notre équipe est composée de Benjamin Schmuck qui est notre directeur de la photographie. Il travaille en étroite collaboration avec le studio Helmo qui s’occupe de la direction artistique. Catherine Petrini est notre secrétaire de rédaction, et enfin, Alexandre Couailhac et Clément Guerre forment avec moi l’équipe rédactionnelle.

  6. Entorse est un magazine qui donne beaucoup de place au graphisme et à la photo. Comment travaillez-vous avec Helmo et les photographes d’un coté, et les textes de l’autre, pour créer un objet cohérent ?

    C’est un beau compliment. Mine de rien un magazine comme Entorse, c’est le travail d’une vingtaine de personnes. On a quelqu’un de très précieux dans le magazine c’est Catherine Petrini, qui est notre Secrétaire de Rédaction et qui est bien plus que ça. Catherine s’investit beaucoup dans le travail éditorial pour que l’ensemble fasse sens. Ensuite, nous avons aussi de la chance de travailler avec Helmo. On sait que tout ce qu’on leur donnera, ils en feront forcement quelque chose de cohérent et génial.

  7. Pourquoi avoir choisi de faire un magazine papier ?

    « J’aime le papier tant qu’il me résiste » je ne sais plus qui a dit ça mais c’est une citation qui me parle et qui résume bien ce qu’on essaye de faire. On peut aller loin avec du papier et de l’encre, ça c’est de moi !

    “ On peut aller loin avec du papier et de l’encre. ”

  8. Quel est ton regard sur la presse magazine indépendante ?

    Avant, dès que j’entendais le mot indépendant, j’entendais galère. Depuis le lancement d’Entorse ma vision de la presse indépendante a bien changé. Je suis fan de ces projets, c’est de la débrouille, de la vision, des passionnés…

  9. Quels sont les projets futurs pour Entorse ?

    Dans un premier temps, nous allons faire un numéro d’Entorse en anglais pour essayer de toucher un public plus large et distribuer le magazine en dehors de la France. Et puis nous travaillons sur un magazine de sport qu’on aimerait appeler SPORTS.

  10. Et pour finir, qui va gagner les playoffs cette année d’après toi ?

    Pour les Playoffs NBA, je pense que ce sera Boston ou Golden state. Je dirais plus Boston car Kyrie Irving est le meilleur joueur de cette ligue. Concernant les Playoffs Euroligue ce sera Fenerbahçe du coach Obradovic parce que le basket est un sport qui se joue à 5 contre 5 et à la fin c’est Obradovic qui gagne.