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"L’idée était de créer un espace de réflexion sur la musique entre la revue universitaire et le magazine musical mensuel grand public."

19 décembre 2019
Audimat n°12
Audimat n°12

Audimat est une revue de critique musicale éditée par le festival Les Siestes Électroniques. Grâce à une écriture sur la musique libérée des contraintes d‘actualité et des formats de la presse périodique, Audimat rend compte de la situation actuelle de la pop music, et l‘éclairer par son histoire.

5 questions à Samuel Aubert, directeur de la publication d’Audimat.

Écouter notre podcast enregistré avec l'équipe d'Audimat  

Décembre 2019 | Hobbies / Audimat
  1. Peux-tu te présenter rapidement ainsi que ton rôle dans Audimat ?

    Je m’appelle Samuel Aubert et je suis le directeur de publication de la revue Audimat, c’est-à-dire que je ne m’occupe pas vraiment du contenu de la revue, piloté de mains de maitre par nos deux rédacteurs-en-chef Guillaume Heuguet et Etienne Menu, mais de tous les à-côtés qui permettent à la revue d’exister (la ligne graphique, la fabrication, la distribution, la trésorerie, etc.).

  2. Pourquoi avoir voulu créer Audimat ?

    C’est Guillaume Heuguet et Etienne Menu qui ont pensé la revue Audimat et qui me l’ont proposée. L’idée était de créer un espace de réflexion sur la musique entre la revue universitaire d’obédience « cultural studies » et le magazine musical mensuel grand public, un espace manquant en langue française, un espace qui prend le temps de la réflexion tout en se permettant d’être très subjectif.

  3. Peux-tu nous présenter l’équipe du magazine et comment vous êtes organisés ?

    Nous sommes 3 ++ : Moi en tant que directeur de publication, Guillaume Heuguet et Etienne Menu en tant que rédacteurs-en-chef, épaulés de Jeanne-Sophie Fort et Nicolas Pozmanoff de l’équipe du festival Les Siestes Electroniques qui porte la revue administrativement, financièrement et en termes de communication/diffusion + un petit groupe de traducteurs et de relecteurs fidèles ainsi que deux services civiques par an.

  4. Peux-tu nous décrire le numéro 12 ?

    Les numéros d’Audimat ne sont pas thématisés. Vous pourrez donc retrouver des articles de différents registres et balayant plusieurs esthétiques dans ce numéro comme dans les précédents, même si celui-ci, à travers des articles d’Eric Weisbard et de Robin James, se focalise un peu sur la question des charts et des problèmes qu’ils posent : est-ce qu’ils sont un reflet du public ou une manière de la fabriquer ? Est-ce qu’ils réduisent la diversité musicale ou bien est-ce qu’ils sont une manière de créer un espace culturel commun ? Et comment est-ce que tout ça change quand les systèmes de recommandation prennent le dessus ? Comme dans chaque numéro, on s’intéresse à une analyse de précision des formes, comme la période d’extrême inventivité stylistique du rap new-yorkais le plus commercial à la suite du  « boom bap », fin 90 – milieu 2000. Le numéro se clôt sur un article de Matthieu Saladin qui décrit de manière détaillée comment une variété d’artistes, de Neu! à Dj Screw en passant par La Monte Young, ont inventé différentes stratégies de ralentissement du temps en réaction à l’expérience d’accélération des rythmes de vie.

    “ Le format de poche est à la fois pratique et durable. Il nous permet de faire un pas de côté par rapport à une culture de flux et de notifications, ce qui nous paraît favorable à la pratique de la critique. ”

  5. Pourquoi avoir choisi de faire une revue papier ?

    Le papier est une technologie de lecture particulièrement efficace pour les textes longs, et le format de poche est à la fois pratique et durable. Il nous permet de faire un pas de côté par rapport à une culture de flux et de notifications, ce qui nous paraît favorable à la pratique de la critique.